08/11/2012

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18:47 Écrit par CELINE DURAND alais FANIDOLE | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

04/11/2012

temoignage d'un adolescent qui ressemble énormément à ma fille

Que représente cette maladie pour toi aujourd’hui ?

« Je dirais d’abord que quelque part j’ai de la chance parce que ce n’est pas une maladie grave qui implique des risques pour ma santé. Et en plus, c’est aussi une maladie qui ne se voit pas forcément. Moi par exemple, je gère les tics assez bien, les gens ne les voient pas. Eux, ce qu’ils voient, c’est ce que je dévie. Dévier un tic en fait, c’est le détourner. 
Par exemple, avant j’avais un tic vocal très fort, c’était un cri. Je ne pouvais pas faire ça en classe, surtout que les élèves n’étaient pas encore prévenus. Il n’y avait que les professeurs qui savaient. En fait, je l’ai dévié en raclement de gorge, et parfois c’était gênant parce que même les profs prévenus pensaient que je me moquais. Par exemple si jamais ils reprenaient un élève et que moi je me raclais la gorge, ça ne passait pas toujours bien. 
Il faudrait prévenir que parfois les élèves qui ont le Syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) peuvent avoir des comportements bizarres. Expliquer que c’est souvent lié aux tics. Parce qu’en fait, il n’y a que mes parents qui reconnaissent quand j’ai des tics. Et encore, même parfois…c’est dur de reconnaître. C’est pour ça qu’il faut prévenir les profs que les élèves peuvent faire des choses au mauvais moment. Ca tombe toujours au mauvais moment parce que quand on pense à un tic, souvent ce tic peut se déclencher à ce moment là. Et comme dans des moments de gêne, on se dit, il ne faut pas faire ça ou faut pas faire ce tic là, et bien c’est à ces moments-là que le tic risque d’arriver. 
Pour moi, ça a commencé quand j’étais tout petit. Déjà, j’avais des tics moteurs. Quand j’étais assis, je bougeais beaucoup. Et à mon premier tic vocal, mes parents, qui avaient vu une émission sur le SGT, ont reconnu ce que j’avais. Après on est allé voir des experts, le docteur Hartmann et ça nous a permis de savoir que j’avais bien le SGT. J’avais 12 ans. On s’en est aperçu en vacances de la Toussaint. J’étais en 4ème quand j’ai eu le 1er tic vocal. Avant j’avais des tics mais… Quelque part, comme je ne le savais pas, je les retenais mais ça m’était beaucoup plus difficile quand même. Mais je les retenais beaucoup plus, parce que forcément, quelqu’un qui ne sait pas qu’il a ce syndrome, il se dit : « pourquoi est-ce que je bougerais mon bras là ? 
C’est comme une envie. Une très très forte envie, mais c’est une envie. Et donc, je retenais quasiment tous les tics. Là je ne déviais pas, je les retenais. Et ça me rendait parfois un petit peu fatigué ». 

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Qu’est ce qu’il s’est passé quand tu as su que tu étais atteint du SGT? Qu’est-ce que cela a changé pour toi ?

« Au tout début rien. Mais après, j’ai reconnu les symptômes dans ce que je faisais. Petit à petit, j’ai eu les premiers tics vocaux. Et ensuite, j’ai eu une sorte d’abattement parce que c’est quelque chose de pénible quand même, même si ce n’est pas dangereux pour la santé. Un jour, j’ai décidé que j’allais m’entraîner à les retenir. Je ne savais pas encore que c’était possible de « dévier ». Sur toute une semaine, je n’ai pas craqué. Même tout seul, je refusais d’en faire. Et puis après, j’ai vu que ça me mettait dans une telle fatigue, surtout que c’était une semaine avec beaucoup d’activités physiques. Je me suis alors dit qu’il fallait que j’en laisse un peu passer. C’est surtout à la maison que j’ai vu qu’il fallait que je me relâche. Mais il ne faut pas se relâcher complètement le soir en rentrant. Ça empire. Cela augmente les tics parce qu’on a presque tendance à se forcer à en faire pour se relâcher. 
Je peux dire tout de même que le fait de savoir que j’avais un SGT m’a aidé. Cela m’a appris qu’on ne peut pas lutter contre quelque chose qu’on pense ne pas avoir. Et puis ça m’a rassuré aussi, en fait, de savoir que ça avait un nom et que je n’étais pas le seul à en être atteint. 
Aujourd’hui si je devais parler de l’évolution depuis le début de ma maladie, je représenterais une courbe. Ce serait une grande montée au début, parce que ce sont les premiers tics vocaux et que ça avait énormément compté. Je ne savais pas comment lutter contre ça, à environ 11 ans. Et puis il y a eu la période où je me suis dit que j’allais lutter contre et où j’ai développé des techniques. Parfois j’étais tout seul dans ma chambre et je réfléchissais à la façon de bloquer tel tic ou tel autre. A partir de là, la courbe a baissé mais elle était toujours plus haute qu’avant mes 11 ans, forcément, puisque avant cette date, je n’avais pas encore de tics vocaux. A présent, à part le raclement de gorge, que j’ai dévié et qui m’est resté, je n’ai plus de tics vocaux, ou quasiment plus. En tout cas je n’en laisse échapper aucun quand je suis avec des gens. Par contre, j’ai des tics moteurs qui sont encore là. Mais la plupart se voient moins que les tics vocaux. A mon avis, entre un cri dans la classe et bouger le petit doigt, ça fait une différence ». 

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Quelles sont les incidences de ta maladie sur ton parcours scolaire ?

« Déjà, je n’ai pas redoublé, donc ça c’est bien, ça ne m’a pas gêné au niveau des notes. Par contre, il y a eu quelques conflits parfois. Parce qu’au début, je ne le disais pas aux autres élèves. Les gens avaient l’impression que je faisais exprès d’être agité. Certains profs ne se rendaient pas compte que c’était des tics. Par exemple, le tic, ça peut être de me pencher en avant, alors je dévie et je fais tomber le stylo pour le ramasser. Ou alors si j’ai envie de me lever d’un coup, de tendre mes jambes d’un grand coup en me levant, je vais faire comme si j’étais agité et que je devais me lever pour demander ce qui est écrit au tableau. Du coup je parais agité dans ce cas là, mais c’est mieux que si je m’étais levé un grand coup en sautant. 
Quand j’étais à l’école élémentaire, j’avais surtout des problèmes à cause de l’écriture et de ma dysgraphie. Quand je me concentre je peux écrire très très bien, mais je ne peux pas faire ça continuellement. En CP par exemple, j’écrivais bien parce que j’avais le temps. C’est plus tard, surtout en CM, à cause d’une maîtresse très exigeante sur la présentation, que ça m’a posé des problèmes. 
Aujourd’hui, j’ai un ordinateur et cela va mieux. En fait j’écrivais très lentement pour deux raisons : la première est que comme j’avais des tics, je m’arrêtais sans cesse d’écrire. J’étais fatigué et je regardais partout (parce que j’ai aussi des tics de regard qui ne se voient pas). Là par exemple je viens de regarder l’angle de la télé, c’est un tic. C’est embêtant pour regarder le tableau avec attention. La seconde raison est que je coloriais certaines lettres et qu’on aurait vraiment dit que je m’amusais et que mon stylo bavait. Alors que ce n’était pas le cas. En fait je remplissais tous les ronds des lettres. Les a, les o,… Parfois j’avais des pénalités dans ma note à cause de la présentation et puis j’étais en retard, j’étais le dernier à finir d’écrire. Bien après que les autres soient sortis je continuais. C’est sûr vers la fin de mon travail, je pensais tellement qu’il fallait que je me dépêche, que je n’avais plus de tics. Mais enfin tout le long, les trois quart du temps j’étais en train de faire des tics. 
C’est alors pour ça qu’on m’a proposé l’ordinateur. En fait, on me l’avait déjà proposé avant mais j’avais refusé. Pendant trois ans, de 12 ans à 14 ans environ, j’ai refusé médicaments, ordinateur, quelque aide que ce soit, et au début, je ne voulais pas que les profs soient prévenus. Mais mes parents ont insisté pour que j’accepte l’ordinateur parce que c’était mieux tout de même, pour la présentation par exemple. Et je refusais que les élèves soient prévenus parce que je voulais toujours être considéré comme tout le monde. Je n’avais pas envie qu’on me regarde ou qu’on me montre du doigt. Et après petit à petit, comme ils me disaient que ça m’aiderait, j’ai compris que ça serait mieux pour mon parcours. J’ai alors accepté ces choses-là : qu’on en parle, et puis d’avoir un ordinateur… et puis plus tard les médicaments. Cela, c’est très récent et à vraiment de minuscules doses. Parce que je préfère me débrouiller par moi-même. J’ai envie qu’on m’aide mais d’un autre côté, j’ai envie d’être indépendant. Cela va avec l’adolescence aussi. 
Avec les élèves, j’ai souvent connu beaucoup de gêne en classe. Parfois ils avaient l’impression que je faisais des choses un peu infantiles pour mon âge. Par exemple, pourquoi est-ce que je vais lancer dix fois le stylo en l’air et le rattraper entre mes mains comme ça ? Plein de petits détails comme ça qui gênent un peu les relations avec les autres. Mais dès qu’on leur annonce que j’ai quelque chose, que j’ai des tics, ça change un peu leur regard. 
Avec les enseignants, souvent il y avait des problèmes, par exemple avec le raclement de gorge ou le fait que je bouge beaucoup, que je me lève… Même si je dévie ces tics et que ça peut paraître acceptable, au fond c’est plein de petites choses qui se cumulent, et qui font que les profs en ont parfois assez." 

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Qu’est-ce qui t’a aidé vraiment ? Quels sont les aménagements dont tu as bénéficié à l’école ?

« Ce qui m’a beaucoup aidé c’est l’ordinateur…et mes parents. Le tiers temps aussi au brevet. Au lycée, on aurait pu le mettre en place dans mon PPS dès le début. Mais je n’étais pas trop partant pour ça. Donc on a dit qu’on le mettait en place dans un premier temps en physique chimie, pour un contrôle sur trois environ, parce que là ça pêchait. En fait le problème avec le tiers temps, c’est que j’ai besoin de temps quand j’ai les tics. Mais je suis aussi surdoué. J’ai un haut QI et du coup, je suis rapide pour faire les choses. Donc, c’est un peu opposé puisque je devrais être lent mais que je suis rapide en même temps. Parfois je suis rapide, très rapide, je finis avant tout le monde et donc on ne comprend pas pourquoi on me donnerait un tiers temps puisque je finis avant la classe. Et d’autres fois, je suis le dernier et vraiment en retard parce que même s’il n’y a pas grand-chose à faire, je prends beaucoup de temps du fait que je suis obligé de me concentrer pour ne pas faire de tics. Et du coup j’oublie le contrôle. Les profs savent que je suis précoce mais on n’insiste pas trop là-dessus parce que le plus important c’est quand même mes problèmes de tics, et puis ce n’est pas forcément bien perçu par les profs. On le dit mais sans insister vraiment dessus. 
Dans mon PPS, comme j’ai l’ordinateur et que ça fait plus lourd dans le sac, j’ai aussi droit à un second jeu de livres. Comme ça j’en laisse certains en classe et je n’ai pas à les rapporter chez moi dans mon sac. J’ai aussi des mini classeurs et les plus gros restent à la maison. Je transvase au fur et à mesure dans les plus gros pour alléger le cartable. 
On m’offre aussi la possibilité parfois de sortir des cours pour m’isoler quand j’en ai besoin à cause de mes tics. Je l’ai un peu utilisé au collège, mais là au lycée, non. Ce n’est pas que je n’en ressente pas le besoin mais c’est que vis-à-vis des autres, je n’ai pas envie de me sentir différent. Et même parfois si je ne suis pas bien, si je suis malade, j’ai tendance à ne pas vouloir sortir pour ne pas sortir plus que les autres. Pour sortir moins, même en fait. Cette année, vraiment, je ne veux pas être différent là-dessus." 

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Est-ce que dans la façon dont les professeurs procèdent avec toi, certaines choses t’aident davantage que d’autres ?

« Oui, le fait qu’ils soient moins stricts, qu’ils aient moins d’exigences concernant la présentation. Si parfois ils voient qu’il y a quelques taches, ils ne disent rien parce qu’ils savent que ce sont des tics. Par exemple s’ils voient que je n’ai pas eu le temps de souligner, ils laissent passer alors que pour d’autres ils ne mettraient peut-être pas tous les points pour la présentation. En fait dans ce cas je ne suis pas pénalisé. Enfin, ça, c’était avant que j’ai mon ordinateur. Bien sûr, je n’avais pas les points que les autres pouvaient gagner en présentation, mais je n’en perdais pas non plus ».

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Est-ce que tous les élèves et tous les professeurs sont informés de ta maladie ? Comment s’est fait l’annonce de ta maladie ?

« Cette année, en seconde, je n’ai pas eu le choix en fait. C’est le lycée qui voulait que j’informe. C’est l’infirmière et le professeur principal qui l’ont fait. Sans donner le nom de la maladie, l’infirmière a expliqué simplement que j’avais des tics, que je pouvais être agité en classe. Elle a expliqué aussi que j’avais besoin d’un ordinateur. 


Est-ce qu’au lycée, il y a des moments qui favorisent la survenue des tics ? Des moments où tu te sens plus envahi ?



« Les grands silences en classe. C’est pour ça qu’on pense que je suis agité. Parce que pendant un grand silence, je vais essayer de provoquer du bruit pour cacher un tic. Par exemple, je vais reculer ma chaise et faire un tic vocal à ce moment-là. Les tics vocaux, ce ne sont pas ceux qui me dérangent le plus. Les tics moteurs me dérangent davantage, surtout en sport. Cela fatigue. Déjà, lorsque je suis seul, le fait de faire les tics est fatiguant mais en plus, quand il y a du monde, il faut que je les retienne, que je n’en fasse qu’une petite partie. C’est un peu difficile parfois. Et puis j’ai aussi des tics de pensée. C’est comme des tics vocaux, mais dans la tête. 
Il m’est déjà arrivé de m’endormir en cours. Avec les médicaments, je suis un peu moins fatigué. Normalement ils m’aident à limiter les tics. Pour l’instant, je ne vois les effets qu’au niveau mental, mais ça ne fait qu’un mois que je prends le traitement. Tout de même, c’est déjà bien parce que ça me fatigue moins. Parce que ça fatigue mine de rien de réfléchir continuellement ». 


Quels sont tes projets ?



« Plus tard je voudrais être trader. L’an prochain je ferai une 1ère S. Pour l’instant ça se passe bien. Mais ce qui est à travailler, c’est la méthodologie. En fait, ce qui est difficile avec moi c’est l’accumulation de la dysgraphie, de la précocité et du SGT. Ça fait beaucoup parfois concernant les méthodes, les aménagements, les adaptations à prévoir et qui entrent en concurrence. Ça fait beaucoup aussi vis-à-vis des professeurs qui sont confrontés aux trois particularités ».


Qu’est-ce qu’il te semblerait le plus important de dire aux enseignants ainsi qu’aux jeunes atteints du SGT et à leurs familles ?



« Je dirais aux professeurs de ne pas être trop « derrière » l’élève. Que l’élève ne soit pas un privilégié et que les autres ne le ressentent pas comme tel. Il ne faut pas le surprotéger. Il m’est arrivé qu’un professeur soit comme ça avec moi, me parle comme à un petit enfant, soit toujours à vérifier ce que je faisais. C’était dur parce que les autres me regardaient tout le temps et que je me sentais plus petit. Surtout, il ne faut pas être trop strict avec un élève atteint du SGT, mais il ne faut pas tout laisser passer non plus. Il ne faut pas être dans les extrêmes.
Aux autres jeunes, je dirais que ce n’est pas une maladie trop grave. C’est très gênant c’est sûr, mais même si c’est tentant au début, il ne faut pas accepter toutes les aides d’un coup : ne pas prendre directement les médicaments, l’ordinateur ; peut-être ne pas l’annoncer tout de suite non plus. Il faut voir avec le temps ce dont on a besoin. Il faut avant tout apprendre à gérer sa maladie. C’est ce que j’ai fait en trouvant par exemple comment dévier mes tics. Au début, pour me battre contre les tics, je devais y penser, sinon le tic sortait machinalement. Le fait que je bloque n’était alors pas machinal. Mais maintenant, c’est devenu presque normal de stopper un tic. C’est gênant mais normal. C’est une gêne habituelle en fait. 
Moi en tout cas, même si aujourd’hui j’ai l’impression que ma maladie augmente, j’ai le sentiment que j’augmente aussi mes réponses et que petit à petit, je prends le pas sur elle. Un peu c

19:55 Écrit par CELINE DURAND alais FANIDOLE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Enfin de retour après une aggravation de son sgt !

Bonjour a tous 

 

Me voila de retour sur mon blog !!!!! Ma fille et moi avons traversé un très très long tunnel noir  et nous avons beaucoup souffert de cette aggravation de son syndrome gilles de la tourette !

Cette longue période a été difficile et je souhaite partager mon temoignage afin que certaines personnes qui se sentent isolées dans certains départements comprennent qu'ils ne sont plus seuls ! j'aide actuellement de nombreuses familles dans le desespoir ne sachant ou aller et que faire pour la prise en charge de leur enfant !! il est si difficile de trouver dans certains departements un médecin capable de diagnostiquer ce trouble !! Actuellement dans les Landes il n'y a pas de médecin capable de le faire il faut donc s'orienter sur Bordeaux ou il existe un excellent service pour la prise en charge du syndrome gilles de la tourette !

 

Le syndrome gilles de la tourette connait des hauts et des bas !!! et nous avons traversé un mauvais pic certainement du à la montée des hormones de l'adolescence !

Des periodes invalidantes des périodes de tics intenses que rien ne calmait des periodes d'une aggravation de son trouble déficitaire de l'attention (tadh) des periodes de dystonies musculaires des periodes où aucun traitement ne fonctionnait bref un long tunnel noir que nous avons réussi à traverser !!! 

 je voudrais vous dire de ne jamais baisser les bras quoi qu'il arrive !! il y a des hauts et des bas dans la maladie et nous sommes amenés à  nous battre ! toujours ! alors courage ! ne perdez jamais espoir !! car aprés de longues periodes noires il y a toujours de la lumière !!! et je suis la si vous avez besoin n'hesitez pas à frapper a ma porte de nouveau je reviendrai régulierement sur mon blog

 

Je vous embrasse 

tendremen, fanidole

 

 

09:22 Écrit par CELINE DURAND alais FANIDOLE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/05/2010

aggravation du syndrome gilles de la tourette

Nous sommes parties à l'hopital aujourd'hui pour essayer de trouver une solution médicamenteuse à l'aggravation du syndrome de ma fille

 

Nous allons essayer l'orap ! j'espère que ce nouveau traitement aidera ma fille dans ses crises de tics envahissants !

je vous tiens au courant

tendrement fanidole

19:50 Écrit par CELINE DURAND alais FANIDOLE dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

12/02/2010

syndrome gilles de la tourette

 

 



Définition

Le syndrome Gilles-de-la-Tourette est une maladie neurologique qui associe tics en tous genres, obsessions, compulsions et hyperactivité. Cette maladie très invalidante affecterait une personne sur 2 000. 

C'est en 1885 qu'un neurologue de La Pitié-Salpêtrière, à Paris, le docteur Gille de la Tourette, s'intéresse de près à un syndrome étrange qui touche plusieurs de ses patients. Il définit alors plus précisément la maladie.

D'origine neurologique, elle est caractérisée par un "désordre du mouvement". Ce terme rassemble des tics moteurs, liés à des contractions musculaires involontaires - comme le clignement des yeux, des grimaces ou des mouvements du corps -, et des tics sonores. La personne fait des bruits incontrôlés avec sa bouche et son nez : elle renifle, elle grogne, elle toussote. Pire, les tics peuvent conduire à cracher, trépigner, émettre des jappements comme un chien ou des cris stridents.

Les tics moteurs apparaissent les premiers, vers 6 ans. Ils touchent surtout le visage, la tête et les épaules. Les tics sonores sont plus tardifs, ils surviennent aux alentours de 10 ou 12 ans. 

Il y a également la possibilité de gestes obscènes, avec des attouchements sur soi-même ou sur les autres (c'est la copropraxie) ou de langage grossier - on parle alors de coprolalie, qui touche 35 % des malades. 

Il est important de comprendre que ces tics sont incontrôlables. Ils sont dus à une sensation d'inconfort psychologique et physique. La seule solution pour soulager cet inconfort est de produire le tic. On peut comparer cela à un éternuement ou à une démangeaison qu'il faut absolument gratter.

Tous les tics ne sont pas développés chez un même malade, ils peuvent se modifier, s'arrêter puis reprendre. Leur intensité peut aussi être variable d'une période à l'autre.

Enfin, des troubles obsessionnels et compulsifs sont associés dans la moitié des cas. Ils sont plus fréquents chez les filles.

Egalement souvent associés, les déficits d'attention touchent un garçon sur deux et une fille sur trois. Les sujets ont alors du mal à rester concentrés longtemps, et il est difficile pour eux de terminer ce qu'ils ont commencé. Ils sont distraits, souvent lunatiques, et ne peuvent intégrer qu'une seule consigne à la fois. Ce déficit d'attention dépend de la gravité de la maladie, il survient tôt dans les cas les plus graves, dès 5 ans. 

Des crises de rage sont aussi possibles, l'enfant perd alors le contrôle de lui-même et s'en prend aux objets qui l'entourent pour soulager sa rage. Il y a souvent une amnésie après. Des problèmes de comportement sont parfois associés, ainsi que des troubles anxieux, et se manifestant par des troubles du sommeil, des mutilations ou encore des migraines.

Certains enfants atteints du syndrome sont aidés, mais ce n'est pas toujours le cas. Parfois, les professeurs ne sont pas du tout préparés à intégrer ses élèves dans leur classe. D'où le désarroi des parents qui baissent rapidement les bras. 

Pour établir le diagnostic, l'enfant doit avoir eu au moins trois tics moteurs et un tic sonore sur une période de plus d'un an. Mais pas n'importe quel tic : dans cette maladie, l'intensité des signes est augmentée par le stress, l'anxiété, l'ennui mais aussi par la fatigue et l'excitation.

En revanche, les tics sont diminués grâce au sommeil, à la fièvre, la relaxation et la concentration. Il est en effet possible pour certains adultes de supprimer leurs tics pendant quelques minutes ou quelques heures. Mais c'est au prix d'un effort de concentration qui demande beaucoup d'énergie.

Cela n'est pas conseillé aux jeunes enfants, d'autant plus qu'après cette période sans tics, il y a une recrudescence du nombre, comme s'il fallait compenser cette absence. Le psychiatre va apprendre à l'enfant à vivre avec, à les gérer.

Les causes

Le syndrome Gilles-de-la-Tourette se situe à la frontière entre la neurologie et la psychiatrie, en fonction des manifestations et des patients. La cause exacte de la maladie n'est pas encore établie. Le plus souvent, les chercheurs évoquent un dérèglement biochimique dans le cerveau. Le système de la dopamine, principal messager chimique, fonctionnerait mal.

Mais d'autres neurotransmetteurs, comme la sérotonine, la noradrénaline et l'acétylcholine sont également mis en cause dans le développement de la maladie.

Ces mauvais fonctionnements pourraient avoir lieu dans le lobe frontal du cerveau, chargé de contrôler nos comportements et la planification de nos actions.

Une note d'espoir, enfin : on attend la publication d'une étude dans le New England Journal of Medicine concernant l'intérêt de la neurostimulation, notamment pour ce syndrome Gilles-de-la-Tourette.

14:33 Écrit par CELINE DURAND alais FANIDOLE dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/11/2009

maladies rares info.org

Maladie orpheline : Le syndrome de Gilles de la Tourette

La maladie

Qu’est-ce que le syndrome de Gilles de la Tourette ?

Le syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) est une maladie neurologique à composante génétique caractérisée par des tics involontaires, soudains, brefs et intermittents, se traduisant par des mouvements (tics moteurs) ou des vocalisations (tics sonores). Il s’ajoute fréquemment un ou plusieurs troubles du comportement : déficit de l’attention-hyperactivité, troubles obsessionnels compulsifs, crises de panique ou de rage, troubles du sommeil ou de l’apprentissage. Le SGT a été décrit pour la première fois au XIXe siècle par le neurologue français Georges Gilles de la Tourette.

Combien de personnes sont atteintes de ce syndrome ?

La prévalence (nombre de cas dans une population donnée à un moment donné) du SGT est estimée à 1 sur 2000. Cette estimation passe à 1 sur 200 si les formes mineures comprenant les tics transitoires ou chroniques sont inclus dans la définition de la maladie.

Qui peut en être atteint ? Est-il présent partout en France et dans le monde ?

Le SGT apparaît durant l’enfance et touche plus souvent les garçons que les filles, quelle que soit leur origine géographique.

A quoi est-il dû ?

La cause exacte du SGT n’est pas connue. Cette maladie présente vraisemblablement une forte composante génétique à l’origine d’un terrain familial. Plusieurs gènes sont impliqués (maladie génétique polygénique) mais n’ont pas encore été identifiés. Il est fortement suggéré que certains facteurs environnementaux contribuent à l’apparition de ce syndrome : événements ayant eu lieu avant, pendant ou juste après la naissance, facteurs toxiques, stress, réactions immunitaires. Pour ce dernier facteur, il semblerait qu’une réponse anormale du système immunitaire lors d’infections répétées à streptocoques, pourrait être à l’origine de tics. Ainsi, l’interaction entre facteurs génétiques et environnementaux serait responsable de la variabilité des manifestations du SGT.

Est-il contagieux ?

Le SGT n’est pas une maladie contagieuse.

Quelles en sont les manifestations ?

Le SGT se manifeste de façon très variable d’un individu à l’autre. Il débute généralement durant l’enfance avec l’apparition de tics qui apparaissent peu à peu et peuvent passer inaperçus au début. Les instituteurs sont souvent les premières personnes à noter un comportement particulier chez les enfants atteints du SGT. La fréquence, le type de tics ainsi que la partie du corps impliquée varient au cours du temps. Les tics moteurs apparaissent les premiers et touchent généralement au début le visage, la tête et les épaules. Les tics sonores sont plus tardifs, ils apparaissent quelques semaines ou mois après les tics moteurs.

Un tic particulier peut être présent pendant quelque temps puis cesser brutalement et céder la place à un autre tic. Tous les tics ne sont pas développés chez une même personne atteinte du SGT, ils peuvent se modifier, s’arrêter puis reprendre. Leur intensité est variable d’une période à l’autre.

Les tics sont incontrôlables et surviennent souvent en rafale. Ils sont précédés par une sensation d’inconfort psychologique et physique soulagée par la production du tic. Par exemple, cette sensation particulière peut être une envie de se gratter la gorge avant un tic de grognement ou de raclement de gorge. Le stress, la fatigue, l’anxiété et les excitants augmentent l’intensité ou la fréquence des tics tandis que le sommeil, le plaisir sexuel, l’alcool ou des activités nécessitant de la concentration les diminuent. De nouveaux tics peuvent se développer au détriment des anciens, une personne atteinte du SGT peut adopter les tics d’une autre personne porteuse du syndrome.

Les tics peuvent être contrôlés volontairement pendant quelques instants voire quelques heures mais après la période de suppression, ils réapparaissent avec une intensité et une fréquence plus importante qu’à l’accoutumée.

Tics moteurs

Les tics moteurs, liés à des contractions musculaires involontaires, peuvent être simples ou complexes. Les tics moteurs simples se caractérisent par des mouvements soudains, rapides et sans signification : clignement des yeux, haussement d’épaules, crispation de la bouche, secousse de la tête. Ces tics impliquent un seul muscle ou un petit groupe de muscles.

Les tics moteurs complexes sont des manifestations motrices plus coordonnées et plus compliquées et peuvent ressembler à des mouvements volontaires mais qui ne sont pas appropriés au contexte dans lequel ils sont réalisés : toucher, sentir, frapper, gestes obscènes (copropraxie) ou imitation des mouvements effectués par quelqu’un d’autre (échopraxie).

Tics sonores

Les tics sonores peuvent également être simples ou complexes. Les tics sonores simples les plus fréquents sont des bruits émis par la bouche ou le nez : reniflement, grognement, raclement de gorge, cris, rires involontaires ou clappement avec la langue par exemple.

Les tics sonores complexes ont un sens linguistique et peuvent être la répétition de mots ou syllabes prononcées soit par la personne atteinte elle-même (palilalie), soit par quelqu’un d’autre (écholalie), ou encore l’utilisation involontaire d’un langage grossier ou obscène (coprolalie). La coprolalie est l’un des tics sonores les plus handicapants mais concerne moins de 20% des cas, aussi bien pendant l’enfance qu’à l’âge adulte. Certaines personnes atteintes du SGT présentent une forme plus sévère qui associe aux tics moteurs et sonores caractéristiques de ce syndrome des troubles comportementaux variables. Parfois ces troubles peuvent être les premières manifestations du SGT, avant l’apparition des tics.

Des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sont très souvent associés et sont plus fréquents chez les filles. Ils se manifestent d’abord comme une idée récurrente (obsession) qui mobilise l’esprit jusqu’à ce qu’une action (compulsion) soit entreprise dans le but d’y mettre fin. Ces préoccupations sont souvent associées à un besoin de perfection, à une recherche de symétrie. Parfois, certains enfants insistent pour que leurs parents répètent plusieurs fois une même phrase jusqu’à ce qu’elle « sonne » bien.

Egalement souvent associés, les déficits d’attention, avec hyperactivité ou non, touchent plus souvent les garçons que les filles. Les enfants ont du mal à rester concentrés longtemps ou à terminer ce qu’ils ont commencé. Ils sont distraits, passent d’une activité à l’autre sans arrêt et ne peuvent intégrer qu’une seule consigne à la fois. Ils sont souvent lunatiques, changeant d’humeur régulièrement et de façon imprévisible.

Des crises de rage sont aussi possibles, l’enfant perd le contrôle de lui-même et s’en prend aux objets qui l’entourent pour soulager cette colère. Souvent, il ne se souvient pas de ses actes juste après la crise.

Les automutilations peuvent également êtres associées aux tics et leur sévérité est souvent corrélée à la sévérité des tics : se frapper, se cogner la tête, se précipiter volontairement vers un obstacle, se mettre le doigt dans l’œil par exemple.

D’autres manifestations se retrouvent également dans le SGT : des troubles oppositionnels qui se traduisent par un ensemble de comportement d’opposition, de désobéissance, de provocation, des troubles anxieux, des troubles du sommeil ou encore des migraines.

Enfin, les enfants atteints du SGT présentent souvent des troubles de l’apprentissage avec des problèmes d’écriture (dysgraphie) ou de lecture. Ils peuvent avoir des problèmes dits « visuo-moteurs » : l’enfant montre une certaine lenteur à recopier sur le papier des infor- mations visuelles alors qu’il comprend correctement cette information.

La sévérité du SGT est le plus souvent fonction de la présence ou non de ces troubles comportementaux associés plutôt que fonction de la sévérité des tics eux-mêmes.

Le schéma ci-dessous permet d’avoir une vision globale du SGT et des manifestations qui lui sont associées :

Schéma du soleil : Le syndrome de Gilles de la Tourette et les troubles associés.
Reproduit d’après http://www.france-tourette.org/soleil.htm

Comment expliquer les symptômes ?

Le SGT serait dû à un dysfonctionnement biochimique dans le cerveau, au niveau des noyaux gris centraux. Ces cellules produisent une substance chimique (neurotransmetteur) qui intervient dans la communication entre les cellules nerveuses. Le dérèglement d’un ou plusieurs neurotransmetteurs semblent mis en cause dans le SGT, principalement la dopamine. Certains avancent que le dysfonctionnement pourrait avoir lieu dans le lobe frontal du cerveau, région impliquée dans l’autocontrôle et l’inhibition de nos comportements et la planification de nos actions.

Schéma des noyaux gris centraux : Les noyaux gris centraux comprennent : le putamen, le globus pallidus, le noyau caudé, le noyau sous-thalamique et le Locus Niger.
Adapté d’après : http://cti.itc.virginia.edu/~psyc220/kalat/JK246.fi...

Quelle est son évolution ?

Les tics apparaissent généralement dans les premières années de scolarisation. Leur sévérité et leur fréquence augmentent jusqu’à l’adolescence puis diminuent à l’âge adulte.

Parfois, à la puberté, certains verront une diminution significative des manifestations de la maladie allant parfois jusqu’à des périodes sans aucun tic. A l’âge adulte, la personne atteinte apprend à mieux contrôler son environnement et modifie plus facilement ses tics pour les rendre socialement acceptables et moins apparents. Les troubles comportementaux associés peuvent également se manifester à l’âge adulte.

Le diagnostic

Comment fait-on le diagnostic du syndrome de Gilles de la Tourette ?

La description, l’observation des tics ainsi que l’histoire de leur évolution permettront au médecin de poser le diagnostic du SGT. La présence d’un problème psychologique ou comportemental ou une histoire familiale de manifestations similaires de la maladie renforcera celui-ci.

Des critères précis ont été définis pour le diagnostic du SGT :

  • Présence de plusieurs tics moteurs et d’au moins un tic sonore à un certain moment mais pas obligatoirement en même temps.
  • Présence des tics plusieurs fois par jour, presque tous les jours ou par intermittence pen- dant au moins un an, sans intervalle libre de tics pendant plus de trois mois consécutifs.
  • nature, localisation, nombre, complexité et intensité des tics, variables au cours du temps.
  • Apparition des tics avant l’âge de 18 ans.
  • Absence d’autres causes identifiables.

D’autres types de tics sont parfois inclus dans la définition de la maladie : ce sont les tics transitoires et les tics chroniques. Ils répondent aux critères énumérés ci-dessus, sauf au premier : en effet, les tics transitoires présentent une durée inférieure à 1 an et les tics chroniques sont des tics soit moteurs ou soit sonores, unique ou multiples, mais sans coexistence entre les deux.

L’inclusion ou non de ces tics transitoires ou chroniques dans la définition du SGT explique en partie les grandes variations dans l’estimation de la fréquence (prévalence) de la maladie.

Actuellement, il n’existe pas de test pour diagnostiquer le SGT. Parfois, des examens neurologiques complémentaires (électroencéphalogramme, scanner) ou certaines analyses sanguines peuvent être réalisés pour écarter l’éventualité d’autres maladies qui se caractérisent aussi par des mouvements anormaux.

Peut-on confondre cette maladie avec d’autres ? Lesquelles ? Comment faire la différence ?

Le SGT peut être confondu avec des maladies héréditaires également associées à des tics ou des mouvements anormaux: les dystonies généralisées, la maladie de Huntington, la neuroacanthocytose, la sclérose tubéreuse ou encore la maladie de Wilson ainsi que certaines affections chromosomiques : syndrome de Klinefelter, syndrome de l’X fragile par exemple.

Le contrôle transitoire des tics présents dans le SGT permet de le différentier des autres maladies pour lesquelles cela n’est pas possible. La schizophrénie et les syndromes autistiques doivent aussi être distingués du SGT. Enfin, des médicaments ainsi que certaines infections peuvent être à l’origine de tics qui ne doivent pas être confondus avec ceux du SGT.

Les aspects génétiques

Quels sont les risques de transmission aux enfants ?

On sait que le SGT présente une composante génétique importante et un pourcentage élevé de personnes atteintes de ce syndrome a un ou plusieurs parents proches également atteints. L’étude génétique de ces familles a montré que le risque pour un proche d’être également atteint est d’environ 10%.

Le mode de transmission du SGT n’est pas clairement établi. Il a été suggéré une transmission autosomique dominante ce qui implique qu’une personne atteinte a un risque sur deux de transmettre ce syndrome à ses enfants. Cependant, il semblerait qu’une transmission des deux parents soit impliquée. De plus, les différents gènes suspectés pourraient, selon leur provenance, du père ou de la mère, infl uencer différemment la sévérité des manifestations de la maladie.

Peut-on faire un diagnostic prénatal ?

Non, actuellement il n’est pas possible de réaliser un diagnostic prénatal puisque les gènes impliqués dans le SGT n’ont pas encore été identifiés.

Le traitement, la prise en charge, la prévention

Existe-t-il un traitement pour cette pathologie ?

Il n’existe pas de traitement à même de guérir du SGT mais les traitements disponibles permettent généralement d’en atténuer les manifestations. Cependant, la plupart des enfants souffrant du SGT présentent des tics légers et n’ont pas besoin de traitement. Celui-ci devient nécessaire si les tics sont plus importants et altèrent considérablement leur vie quotidienne ou si l’enfant est malheureux et a du mal à gérer les manifestations de la maladie à l’école ou dans sa vie privée.

Des médicaments tels que les agonistes dopaminergiques (pergolide, ropinirole), les agonistes GABAergiques (clonazepam), les agonistes alpha2-adrénergiques (clonidine, guanfacine) sont généralement utilisés lorsque les tics sont légers. Pour les tics modérés à sévères, les neuroleptiques classiques (pimozide, halopéridol, tiapride, phéniothazine) ou atypiques (rispéridone, olanzapine, aripiprazole) sont plutôt utilisés.

Les troubles du comportement peuvent également être atténués par un traitement médicamenteux agissant au niveau de la production desneurotransmetteurs. Pour les troubles obsessionnels compulsifs, les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine sont prescrits tandis que des agents noradrénergiques (amoxétine) ou des stimulants comme la ritaline sont indiqués dans les déficits d’attention-hyperactivité.

Enfin l’information de la personne atteinte du SGT et de son entourage (enseignants, famille…) joue un rôle fondamental dans le traitement de ce syndrome. Il permet la dédramatisation de la maladie et une meilleure intégration dans la vie sociale. En effet, il est très important de faire comprendre à l’entourage que ces tics sont involontaires et ne peuvent pas être contrôlés de manière continue.

Quels sont les risques du traitement ?

Le traitement médicamenteux doit être mis en place seulement lorsqu’il est vraiment nécessaire. En effet, la plupart des médicaments entraînent des effets secondaires assez importants : prise de poids considérable, disparition des règles, fatigue importante ou apparition d’un état dépressif. La ritaline, prescrite pour le traitement des déficits d’attention-hyperactivité, peut temporairement augmenter les tics.

Un soutien psychologique est-il souhaitable ?

Souvent, une psychothérapie régulière est complémentaire du traitement du SGT. Les thérapies comportementales (relaxation, modification des habitudes) peuvent également améliorer les tics, principalement lorsque le traitement médicamenteux n’apporte pas ou peu d’effets bénéfiques. Dans tous les cas, un soutien psychologique peut aider à surmonter les difficultés quotidiennes entraînées par des tics trop gênants.

Comment se faire suivre ?

D’une manière générale, le médecin organisera la surveillance régulière pluridisciplinaire qui dépendra principalement des troubles associés aux tics, s’ils sont présents.

Lorsqu’un traitement médicamenteux a été mis en place, le dosage de celui-ci ainsi que l’apparition des effets secondaires devront être surveillés.

En présence d’un trouble de l’apprentissage, un soutien scolaire particulier est souvent nécessaire ainsi qu’un suivi orthophonique en cas de problème d’élocution ou d’écriture. Les performances scolaires sont également évaluées tout au long de l’enfance et l’adolescence.

En cas de troubles du comportement ou de troubles psychiatriques, une consultation chez un psychologue ou un psychiatre est conseillée et un suivi à long terme permettra de limiter ces manifestations.

Vivre avec

Quelles sont les conséquences de la maladie sur la vie familiale, professionnelle, sociale, scolaire, sportive ?

Dans la majorité des cas le SGT n’a pas de conséquences importantes sur la vie sociale, scolaire ou professionnelle des personnes atteintes par ce syndrome.

Un rendez-vous avec le médecin et/ou le psychologue scolaire est conseillé afin de discuter des problèmes éventuels pouvant se manifester durant la scolarité et de leur prise en charge, et certains enfants auront besoin d’une surveillance scolaire particulière. Des solutions, souvent bénéfiques, pourront aider à son intégration : utilisation d’un magnétophone, d’une machine à écrire ou d’un ordinateur pour les problèmes d’écriture ou de lecture par exemple. Dans certains cas, un tutorat individuel ou une assistance pédagogique à domicile pourront être envisagés.

A l’âge adulte, lorsque les tics sont très invalidants ou lorsqu’un trouble du comportement est associé aux tics, des problèmes au niveau de l’insertion sociale peuvent également se poser.

En savoir plus

Où en est la recherche ?

Actuellement, les chercheurs visent à localiser les gènes responsables du SGT et à mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les manifestations de la maladie afin d’en améliorer le traitement. Récemment, une étude a montré l’implication du gène SLITRK1 dans les manifestations du SGT.

Comment entrer en relation avec d’autres malades atteints de la même maladie ?

En contactant les associations de malades consacrées à cette maladie. Vous trouverez leurs coordonnées en appelant Maladies Rares Info Services au 0 810 63 19 20 (Numéro azur, prix d’un appel local) ou sur le site Orphanet (www.orphanet.fr

13:18 Écrit par CELINE DURAND alais FANIDOLE dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

09/11/2009

wikipedia :

Maladie de Gilles de la Tourette

Georges Gilles de la Tourette
(1857–1904)

La maladie de Gilles de la Tourette, aussi appelée syndrome de la Tourette, est une affection neurologique qui se traduit par les diverses manifestations suivantes, à des degrés variables :

  • troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ;
  • tics verbaux et sonores : la coprolalie, symptôme touchant entre 10 et 15 % des cas recensés et l'écholalie, plus fréquente ;
  • tics moteurs (spasmes musculaires) affectant le cou, les membres supérieurs, le tronc et aussi, dans plusieurs cas, le visage avec grimaces et crispations incontrôlées.

Généralement, le syndrome de la Tourette est diagnostiqué vers l'âge de 16 ans. Cependant, la maladie apparaît en général entre 3 et 8 ans, et on lui connait une prédominance masculine (4 garçons pour 1 fille).

La description fut publiée en 1886 par le neuropsychiatre français gilles de la Tourette.

Il est possible d'atténuer les symptômes par des neuroleptiques tels que la ripéridone, des antidepresseurs  ou encore des anxiolitiques , mais il n'existe pas actuellement de traitement permettant la guérison totale.

Causes 

La cause exacte du syndrome de la Tourette est inconnue, mais il est établi que sont impliqués à la fois des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux. Ces deux derniers amèneraient à différents troubles et dérèglements neurologiques. Ceux-ci pourraient amener à une hyperactivité dopaminergique au niveau de la substance noire, lieu de production de la dopamine, un neurotransmetteur ayant un rôle très important dans l'inhibition de nos actions et comportements. Cette hyperactivité dopaminergique pourrait amener à l'hyperpolarisation des neurones, donc le seuil de déclenchement d'un courant électrique serait plus difficiles à atteindre.  Les études génétiques ont montré la transmission (génétique) du syndrome dans une très grande majorité de cas, bien que le détail de cette transmission ne soit pas encore connu,  et qu'aucun gène n'ait encore été identifié.  Dans certains cas, les tics peuvent ne pas être transmis, et on parle de cas "sporadique" du syndrome  car le lien génétique est absent.

Une personne atteinte du syndrome de la Tourette a 50% de probabilité de transmettre le ou les gènes impliqués à ses enfants, mais l'expression du syndrome est très variable, et tous ceux héritant du gène ne l'exprimeront pas forcément. Des membres de la famille peuvent être atteints à des degrés de sévérité très différents, voire ne pas être touchés du tout. Le(s) gène(s) peuvent s'exprimer comme un syndrome de la Tourette, comme des tocs atténués (tics chroniques), ou des troubles obsessionnels compulsifs sans tics. Seule une minorité d'enfants ayant hérité du gène ont des symptômes suffisamment sérieux pour nécessiter une prise en charge médicale.  Les hommes ont tendance à exprimer plus de tics que les femmes. 

Des facteurs non-génétiques, environnementaux ou infectieux, sans être à l'origine de la maladie, peuvent influer sur sa sévérité.  Les processus autoimmunspeuvent déclencher les tics et les exacerber dans certains cas.

Le mécanisme exact provoquant le syndrome de la Tourette reste pour l'instant du domaine de la recherche, et à ce jour, l'étiologie précise est inconnue. Les tics sont supposés résulter de dysfonctionnements dans les régions corticales et subcorticales, dans le thalamus, les ganglions de la base et le cortex frontal.

Certaines formes de TOC pourraient être génétiquement liées au syndrome de la Tourette. Un sous-ensemble de TOC est souvent considéré comme  lié au syndrome de la Tourette et pourrait être une expression différente des mêmes facteurs qui provoquent l'expression des tics. Le lien génétique entre ADHD et syndrome de la Tourette n'est cependant pas totalement établi


Depuis les années 1990, une approche plus nuancée est apparue, et la maladie est généralement considérée comme la combinaison d'une vulnérabilité biologique, et d'une interaction avec des facteurs environnementaux. En 2000, l'Association américaine de psychiatrie a publié le DSM-IV-TR, qui modifie le texte du DSM-IV et n'impose plus dans la liste des symptômes que les tics provoquent une souffrance ou des mouvements incorrects.

Les découvertes depuis 1999 ont surtout eu lieu dans le domaine de la génétique, de l'imagerie cérébrale et de la neurophysiologie. De nombreuses questions restent ouvertes sur la meilleure façon de caractériser le syndrome de la Tourette et sur le degré de proximité avec d'autres troubles des mouvements, ou troubles psychiatriques. Les données épidémiologiques sont encore insuffisantes, et les traitements disponibles pour l'instant ne sont pas sans risques ni toujours bien tolérés par l'organisme.

Épidémiologie 

Le syndrome de la Tourette existe parmi toutes les populations humaines, indépendamment du groupe social ou ethnique. Des cas ont été référencés dans toutes les régions du monde, et les hommes sont touchés en moyenne trois à quatre fois plus fréquemment que les femmes. Les tics apparaissent pendant l'enfance, et tendent ensuite à s'estomper ou disparaître à la maturité, si bien que le diagnostic peut être difficile chez les adultes. La prévalence est d'ailleurs nettement plus élevée chez les enfants que chez les adultes. Les enfants ont cinq à vingt fois plus de chances d'être atteints de tics que les adultes, et environ une personne sur cent a connu des tics, en incluant les tics chroniques et les tics temporaires de l'enfance.

Il existe de forts écarts dans les estimations de prévalence entre les études actuelles et les anciennes études, dus à plusieurs facteurs : biais statistiques de l'étude des seuls cas référencés cliniquement, méthodes de diagnostic qui ne détectent pas les cas légers, et différences des critères et des seuils de diagnostic. Il y a eu peu d'études réalisées sur une large échelle communautaire avant les années 2000, et jusqu'aux années 1980, les études épidémiologiques du syndrome de la Tourette étaient basées sur les personnes déjà diagnostiquées dans des cliniques spécialisées. Or, les enfants présentant des symptômes légers ont peu de chances d'avoir été diagnostiqués dans un établissement spécialisé, ce qui a introduit un biais statistique assez systématique en faveur des cas les plus sévères. Les études statistiques du syndrome de la Tourette sont vulnérables aux erreurs, à cause des fortes variations dans l'intensité et la forme des tics, qui sont souvent intermittents, et restent parfois non détectés, même par les médecins, le patient, les membres de sa famille ou ses amis. Environ 20% des personnes atteintes du syndrome de la Tourette déclarent ne pas avoir de tics. Devant la difficulté de détection et de reconnaissance des tics, les études récentes recourent souvent à l'observation directe des salles de classes, et recoupent les témoignages des proches (parents, professeurs, et personnel formé). Ces nouvelles études enregistrent ainsi un nombre plus élevé de cas que les études précédentes, qui se basaient sur des diagnostics cliniques. Le seuil et la méthode de diagnostic évoluant vers une détection accrue des cas légers, on assiste à une augmentation des estimations de prévalence.

On pensait autrefois que le syndrome de la Tourette était une maladie rare : en 1972, le NIH, l'Institut National de la santé aux États-Unis, pensait qu'il y avait moins de 100 cas aux États-Unis, et un registre de 1973 recense seulement 485 cas dans le monde. Cependant, de nombreuses études publiées depuis 2000, ont régulièrement montré que la prévalence est beaucoup plus élevée qu'on ne le croyait. Le consensus qui se dégage serait de 1 à 11 enfants touchés pour 1000, et plusieurs études donnent une fourchette plus précise de 6 à 8 cas pour 1000. Si on utilise les données du recensement de l'an 2000 aux États-Unis, une prévalence de 1 à 10 pour 1000 donne une estimation de 53 000 à 530 000 enfants touchés par le syndrome de la Tourette aux États-unis, et une prévalence de 6 à 10 pour 1000 signifierait de 64 000 à 106 000 enfants entre 5 et 18 ans touchés au Royaume-Uni. La plupart de ces enfants ne sont pas diagnostiqués et présentent des symptômes légers, sans souffrance ni perte de capacité.

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15:31 Écrit par CELINE DURAND alais FANIDOLE dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |